Au cours d'une prospection commerciale dans la région de Champagne-Ardenne plus précisément à Marnais, Christophe Février a découvert sa toute première entreprise à relancer.

Âgé de 24 ans et déjà à la tête de sa société de conseil, sa fibre entrepreneuriale s'est manifestée naturellement pour la toute première fois. C'est cette fibre entrepreneuriale combinée à sa sensibilité pour le monde industriel et son amour pour l'environnement qui l'ont poussé vers sa vocation

Tropisme Champenois.

Une fois fixé sur sa voie, l'industriel lance son activité. Il s'agit de reprendre des entreprises qui sont sur le point de fermer les portes et de les recréer par pièces. C'est grâce à Marne qu'il finit par s'orienter. Selon ses dires, les gens y sont sérieux. C'est ce qui fait que cette région soit si intéressante. Sans parler des nombreux avantages qu'elle a. D'ailleurs, lors de son interview, il a confié qu'il a inévitablement tendance à privilégier les dossiers des entreprises de marne. En guise de preuve, il a fait un excellent travail avec les machines Valentin, en 2010, quand il a repris l'usine d'Épernay. Rien qu'en deux ans, il a réussi à stabiliser les comptes et renoue déjà avec le développement.

Trois années après, il enchaîne avec l'usine de contreplaqué Plysorol, mais cette fois-ci à Magenta. Encore une fois, il triomphe et parvient à remettre sur pied l'enseigne tout en sauvegardant les soixante emplois. Pour finir, Reims Aviation a su capter l'attention de Christophe Février.



Une nouvelle façon de voir l'industrie

L'industriel Février se distingue avant tout chose par le choix de son procédé. Adepte des paris, il mise depuis des années sur sa stratégie qui se résume à surinvestir quand tout le monde se rétracte. Pour ce qui est de la sauvegarde des emplois dans l'entreprise, il en fait une affaire personnelle. Cependant aujourd'hui, cette notion est négligée dans certaines entreprises qui rencontrent des difficultés, pourtant, c'est un facteur de cohésion essentiel. Mais avec le savoir-faire de l'entrepreneur, Geo PLC a permis la création ou le sauvetage d'environ un millier d'emplois. Ce businessman a également confirmé que depuis ses vingt ans, tout a été réinvesti. Il se définit surtout comme un industriel plutôt qu'un financier. D'ailleurs, le fait de toujours réinvestir et non de profiter des dividendes est une des conditions majeures de son succès.

Ce qu'il regrette le plus dans son métier dit-il ce sont les coups bas effectués par une poigne de gens qui collabore avec lui et que les trahisons l'use parfois. Par contre, il savoure les victoires collectives qu'il partage avec toute son équipe avec qui il garde un contact direct. En plus d'être un mécène de l'environnement, Christophe est une personne qui respecte énormément la valeur humaine. Il ne s'agit pas de l'empathie ou de paternalisme, il croit juste qu'il ne faudrait jamais négliger la dimension humaine et il a raison, car il travaille en équipe. Mais aussi peut-être parce qu'avant de devenir un grand entrepreneur comme aujourd'hui, Février est parti de rien.